Sur simple demande, le Pass' Fidélité Suivez'le Jazz vous permet d'accéder à des tarifs préférentiels dans toutes les structures partenaires du réseau. ...
sur myspace : * Agenda des finalistes des tremplins SLJ 08 & 09 * Intégralité du DVD incluant court-métrages & captations * Annonces des formations/ salles de spectacles postées en bas de page..
Gilberto Passos Gil Moreira naît en 1942 à Salvador de Bahia, la ville du candomblé, celle de la revendication de la négritude et du carnaval des Afoxés en transe. Il forme son premier groupe, "Os Desafinados" à 18 ans. C’est à cette époque qu’il s'intéresse à la musique de João Gilberto. 1962 est une année décisive : il enregistre ses premières chansons et rencontre Caetano Veloso, Maria Betânia, Gal Costa et Tom Zé. Leur concert collectif "Nos, por exemplo" scelle une véritable amitié et marque pour chacun le début d’une longue carrière. Gil s'installe à São Paulo, puis à Rio. Son premier disque (Louvação) paraît en 1967 et c’est un succès immédiat.
Gil apparaît comme l'une des figures de proue du mouvement "Tropicaliste". Depuis plus de quatre décennies, Gilberto Gil travaille à diffuser la musique brésilienne de par le monde tout en s'intéressant aux styles musicaux les plus variés. Il se passionne en particulier pour le reggae (il collabore au début des 80’s avec Jimmy Cliff, avec les Wailers…).
Au-delà de sa carrière de musicien, Gil a toujours tenu un rôle plus politique. En 1969, il est d’abord emprisonné par la dictature militaire et devra s'exiler à Londres jusqu'en 1972. Conseiller municipal de la ville de Salvador dans les 80’s, militant de la cause écologiste, Gilberto Gil mêle charisme artistique et discours engagé. Son rôle politique est consacré en 2003 par sa nomination au poste de ministre de la Culture du Brésil par le président Lula. Aujourd’hui libéré de cette haute fonction, Gilberto est de retour dans l’arène.
Gilberto Gil (voc,g), Sergio Chiavazzoli (g), Bem Gil (g), Arthur Maia (b,g), Alex Fonseca (dms)
Encore enfants dans les 60’s, s’amusant au fond du jardin familial, à Rio, les trois sœurs Correa imitent en twistant leurs grands frères. Le groupe des frères Correa, les Golden Boys, bat alors des records d'audience auprès de la "jovem guarda" carioca, la version brésilienne de nos "yeyés". Eva et Regina, les deux filles aînées, finissent par convaincre les Boys : pourquoi ne formeraient-elles pas un groupe elles aussi ? Ainsi naît dans le milieu des années 60 le Trio Esperança. Leur deuxième album (Filme Triste) fait un tabac. Dès lors, le trio accumule les tubes. Eva finit par tenter une carrière solo. Elle est remplacée par sa petite sœur Mariza : nœud dans les cheveux, socquettes blanches et ballerines vernies aux petons. Le premier album solo d'Eva (que le Brésil entier appelle désormais du tendre diminutif "Evinha"), se place à son tour au sommet des hit-parades. Véritables stakhanovistes de la chanson, les trois sœurs meublent leurs temps morts en faisant les chœurs de tout ce qui bouge au Brésil, de Gilberto Gil à Caetano Veloso… Vers la fin des années 70, Paul Mauriat (si !) débarque à Rio pour y enregistrer A Grande Orquestra de Paul Mauriat. Son chef d'orchestre, le séduisant Gérard Gambus, épouse au passage la star Evinha qui vient illico vivre en France. Le Brésil pleure sa Sylvie tropicale. En 88, Eva reforme pourtant le Trio Esperança. Quelques semi-remorques de disques vendus et des centaines de concerts plus tard, en 2007, Eva réactive enfin le trio d’origine (avec son frère Mario), et c’est un triomphe.
2009 : Gérard Gambus, le french lover de l’orchestre de Paul Mauriat, est toujours là. Au piano derrière les trois sœurs, il couve Evinha de son regard de braise…
Eva Correa, Mariza Correa, Regina Correa (voc), Gérard Gambus (p)
Nicolas Bianco, composition, contrebasse Rémi Poulakis, voix/accordéon Michael Castrichini, saxophones Nacim Brahimi (23, 25, 27) ou Antoine Bost (29, 1er, 3 et 7 juillet) Carine Bianco, piano Sébastien Mourant, batterie
Variations sur les thèmes de La Traviata de Verdi
L’occasion était trop évidente : demander à celui qui a été bercé par l’opéra - par sa famille toute acquise au théâtre et à la musique, notamment par son grand-père, René Bianco, l’un des plus grands barytons lyriques français – de créer une suite jazz sur les thèmes de Traviata de Verdi à l’affiche de l’opéra ! Nicolas Bianco, contrebassiste et compositeur (animateur du fameux collectif Label Equipe qui joue et déjoue les codes de la musique de jazz) propose donc en sextet une version réduite de Traviata qui sera interprétée chaque jour de représentation en avant-spectacle. “Pour aborder la thématique de ce torrent mélodique, j’ai préféré dans un premier temps laisser agir un principe de réminiscences… L’air dont on se souvient, modelé par la mémoire et non à la lettre. Le redécouvrir à travers ce prisme, me placer du côté de l’auditeur, « ouvrir la tête » comme aurait dit Erik Satie, sur un square où pourraient se croiser Verdi, Ellington, Mingus, Monk , Petrucciani… et tant d’autres parmi les Maîtres que le monde musical a produit. J’ai voulu être l’hôte de ces rencontres avec un attachement aux racines du jazz tout en les mettant en jeu dans notre époque, telles qu’elles existent aujourd’hui. M’approprier ces mélodies comme des chansons en les laissant s’épanouir dans la tête et dans le corps (…) Je travaillerai à l’air libre, sous le regard de celui qu’on appela « Papa Verdi », sous le Péristyle, par où la musique s’échappe…“ Nicolas Bianco